Nouvelle-Calédonie Vanuatu

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UMR 082 - Tectonique, sismologie et tsunamis (GEOAZUR)

Juillet 2011

geoazur_seisme

  • Département : Département Environnement et Ressources

Les activités de l’unité GEOAZUR sur le chantier Pacifique Sud-Ouest ont principalement porté de 2007 à 2010, sur le volet tectonique du programme « Arc-Vanuatu ». Les travaux couvraient aussi la sismologie en Nouvelle-Calédonie et l’étude des tsunamis - paléostunamis en Nouvelle-Calédonie et à Futuna.

Le Pacifique Sud-Ouest est une région sismiquement très active à la frontière entre les plaques Australie et Pacifique. Cette frontière est notamment marquée par les zones de subduction des Tonga-Kermadec et de Vanuatu-Salomon le long desquelles les vitesses sont parmi les plus élevées au monde (jusqu’à 24 cm/an au Nord Tonga, 17 cm au Nord Vanuatu, 12 cm/an au sud Vanuatu). La Nouvelle-Calédonie se situe sur la plaque Australienne qui disparaît en subduction sous l’arc du Vanuatu. Un séisme de magnitude supérieure ou égale à 7 se produit en moyenne chaque année sur la zone de subduction du Vanuatu.

Au Vanuatu

Carte de sismicité du Pacifique sud

Le volet tectonique du programme ANR « Arc Vanuatu » sur « la dynamique éruptive et le cycle sismique » coordonné par GEOAZUR vise à mieux comprendre les mécanismes conduisant au déclenchement de forts séismes et identifier d’éventuels signaux précurseurs. La zone d’étude est la partie centrale de l’arc du Vanuatu qui se caractérise par un fort couplage entre les plaques, un raccourcissement arrière et intra arc, de forts soulèvements sur le long terme. Les travaux ont été menés en collaboration avec l’UMR LOCEAN, le service de l’Institut IMAGO, l’Institut de la physique du globe à Paris (IPGP), Météo France et au Vanuatu, le Département de la géologie des mines et des ressources en eau et le Département des terres et de la topographie. Ils correspondent à des opérations de sismologie et de géodésie à terre et en mer, ainsi qu’à des suivis des mouvements verticaux le long des côtes en utilisant la morphologie côtière, les terrasses récifales émergées et les coraux vivants. Ces données obtenues conjointement sur la partie centrale de l’arc permettent de renseigner les zones de blocage ou de glissement et de quantifier les mouvements co et inter-sismiques.

Sismologie en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, l’équipe de GEOAZUR a assuré le suivi des cinq stations du réseau accéléromètrique permanent (RAP) autour de Nouméa, réalisé le microzonage sismique de la ville de Nouméa et lancé la mise en place d’un réseau de surveillance sismologique, dénommé EARS-NC. Trois stations basées à Nouméa, à Koumac (en province Nord) et à Lifou (aux Iles Loyauté) sont opérationnelles. Quatre autres seront installées d’ici fin 2011. Ces stations seront reliées en temps réel au centre IRD de Nouméa. Les flux de données immédiatement accessibles sont mis à disposition de la communauté scientifique (IRIS-DMC) et les séismes détectés en temps quasi réel. A terme le réseau sera commun avec celui du Vanuatu développé dans le cadre du programme ARC Vanuatu.


Tsunamis à Vanuatu, en Nouvelle-Calédonie et à Futuna

Les travaux sur les tsunamis ont portés sur un catalogue de tsunamis historiques en Nouvelle-Calédonie depuis 1875 (en collaboration avec l’Université de Paris 1 et du CEA) et sur l’étude de l’effet du tsunami du Nord Tonga à Futuna, ainsi que sur les paléotsunamis à Futuna (en collaboration avec le département de la géologie de la NIWA de Nouvelle-Zélande et l’Australian Tsunami Research Centre de l’University of New South Wales à Sydney) grâce à un financement du Fonds Pacifique via l’Ambassade de France en Nouvelle-Zélande.