Actualités / Toute l'actualité / Nouvelle-Calédonie / IRD - Sites de représentation - Nouvelle-Calédonie http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/(view_mode)/rss fr} 16 millions d’euros pour E-ReColNat : lauréat de l’appel à projets "Infrastructures Nationales en Biologie et Santé" http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/16-millions-d-euros-pour-e-recolnat-laureat-de-l-appel-a-projets-infrastructures-nationales-en-biologie-et-sante Fri, 10 Feb 2012 00:00:00 +0100 Le projet E-ReColNat est l’un des 11 lauréats de l’appel à projets "Infrastructures Nationales en Biologie et Santé" du programme d’Investissements d’Avenir, il bénéficiera de 16 millions d’euros sur 5 ans. Coordonné par le Muséum national d’Histoire naturelle en partenariat avec l’Université Montpellier 2, le PRES Clermont- Université, l’Université de Bourgogne, l’IRD, l’INRA, le CNAM, Tela Botanica et Agoralogie, E-ReColNat a pour objectif de réunir l’ensemble des données des collections françaises d’histoire naturelle sur une même plateforme informatique, au service de la recherche et de l'expertise sur la biodiversité. Les résultats de l’appel à projets "Infrastructures Nationales en Biologie et Santé" ont été dévoilés hier soir par Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A travers leurs collections, les naturalistes documentent scientifiquement l’état de la diversité naturelle depuis plus de 350 ans (en paléontologie, ils couvrent même plusieurs millions d’années). Les collections d’histoire naturelle, estimées à 100 millions de spécimens en France, sont donc une des sources d’informations irremplaçables pour appréhender et modéliser le changement global depuis le début de l’ère industrielle. En effet, au moins pour les périodes les plus anciennes, seuls les spécimens conservés dans les collections d'histoire naturelle peuvent fournir des données valides, puisque leur identification peut être réévaluée selon la taxinomie actuelle. Réparties sur plusieurs dizaines d’établissements, musées, universités, instituts de recherche et associations, les collections naturalistes françaises constituent la Très Grande Infrastructure de Recherche ReColNat. E-ReColNat est la partie informatique de ReColNat. Elle sera ouverte à un partenariat avec les institutions gestionnaires de collections dans les pays du Sud, et constituera une grande plateforme de données sur la distribution des espèces au cours du temps. Les données ReColNat seront intégrées dans les programmes nationaux français comme ceux de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) et mis à disposition au niveau international via le GBIF-France (Global Biodiversity Information Facility). E-ReColNat s'inscrit dans des initiatives internationales telles qu’e- Biosphere ou le programme européen LIFEWATCH. E-ReColNat comporte trois volets L’acquisition rapide et à bas coût de données brutes (jusqu’à 17 000 images par jour). En raison de techniques déjà testées sur les collections du Muséum national d’Histoire naturelle, l’accent sera mis sur la numérisation massive des herbiers. Pour les collections de l'Outre-Mer français (collections de l'IRD en Guyane et Nouvelle-Calédonie , et de l'INRA en Guadeloupe), des dispositions particulières ont été mises en place pour permettre une numérisation locale selon des procédés plus traditionnels (scanners et photos). Fort de l’expérience acquise dans l’informatisation et la numérisation des spécimens types 1 de botanique et de paléontologie, le projet permettra de réaliser la base de données de référence pour les spécimens types de zoologie. Plus de 60 partenaires de la France entière sont impliqués dans ce volet. La numérisation automatisée en 3D n’étant pas encore opérationnelle, l’acquisition de données en zoologie, paléontologie et géologie portera sur l’inventaire des spécimens types et figurés (spécimens de référence pour la nomenclature internationale) en associant des données validées à des photographies. Le traitement de ces données (vérification, re-identification, renseignement des champs structurés) et leur intégration dans une base de données utilisable pour la recherche et l'expertise. Ce second volet nécessite de mobiliser toutes les ressources humaines disponibles, c'est-à-dire les taxonomistes professionnels comme les amateurs. Dans ce but, le projet mettra en place des outils collaboratifs de "sciences citoyennes" de type web 2.0. La création d’un portail permettant d’offrir l’accès aux spécimens pour des demandes de prêts, consultations, prélèvements et extraits. Le programme de travail comprendra deux phases 2012-2013 : démarrage des opérations de montage des spécimens d'herbiers, informatisation des spécimens types de zoologie et de paléontologie, outils web 2.0, mise en ligne des 8 millions d’images d’herbiers du Muséum national d’Histoire naturelle. 2013-2016 : numérisation des herbiers, mise en place et animation de la plateforme collaborative, informatisation des spécimens types de zoologie et de paléontologie, mise au point de techniques de numérisation massive d’objets naturalistes en 3 dimensions (par opposition aux herbiers qui sont en 2 dimensions). Les partenaires de E-ReColNat Muséum national d’Histoire naturelle Université Montpellier 2 PRES Clermont-Université Université de Bourgogne (UMR uB-CNRS 6282 Biogéosciences – Trans’Tyfipal®) IRD (UMR 123 AMAP) INRA (UR1321 ASTRO) CNAM (EA 4420 DICEN) Tela Botanica Agoralogie Avec le soutien du CNRS-INEE, CNRS-INSU et de l’AllEnvi. 1. Un spécimen type est un élément de référence attaché à un nom scientifique, à partir duquel une espèce vivante (ou ayant vécu), a été décrite. Quatre cents spécialistes de la météorologie et de l’océanographie à Nouméa, du 23 au 27 avril 2012 http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/quatre-cents-specialistes-de-la-meteorologie-et-de-l-oceanographie-a-noumea-du-23-au-27-avril-2012 Wed, 23 Nov 2011 00:00:00 +0100 Centre culturel Tjibaou, 23-27 avril 2012. On dit que les premiers réfugiés climatiques viendront du Pacifique. Les petites îles du Pacifique sont en effet particulièrement vulnérables aux impacts du réchauffement climatique : montée des eaux, sècheresse, raréfaction de l’eau douce… La compréhension des mécanismes impliquant le couple océan-atmosphère et les phénomènes météorologiques permet de fournir des outils de gouvernance, au niveau régional du Pacifique mais aussi à l’échelon international. Les instituts français se sont fortement investis dans la recherche dans ce domaine de l’océanographie et de la météorologie, en particulier sur les oscillations australes du phénomène El Niño. Les activités de recherche océan-atmosphère ont également été développées au niveau des impacts régionaux et de la dynamique de l’océan et de l’atmosphère à l’échelle insulaire (caractéristiques météorologiques ; cyclones ; phénomènes océaniques effets d’îles). Un état des lieux des connaissances est proposé pour ce qui concerne l’hémisphère sud, à l’occasion de la 10ème édition du colloque ICSHMO, Conférence Internationale sur la Météorologie et l’Océanographie de l’Hémisphère Sud, organisé du 23 au 27 avril 2012 au Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou . Ce projet est mené conjointement en Nouvelle-Calédonie par l’ Institut de recherche pour le Développement (IRD) et Météo-France NC , sous la tutelle de l’ American Meteorological Society (Société américaine de météorologie). Les conférences ICSHMO Depuis leur création, les conférences ICSHMO ont livré une contribution scientifique unique car propre aux problématiques océan-atmosphère spécifiques à l’Hémisphère Sud. Ces conférences ont lieu tous les 3 ans. L’édition 2012 rassemblera 400 scientifiques du monde entier, principalement d’Australie, d’Amérique du Sud, d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie. Cette contribution est d’autant plus importante qu’il est désormais reconnu que les études portant sur l’océan et le climat sont cruciales pour la détermination future des politiques publiques à mettre en place. Objectifs L’objectif de cette conférence : établir un forum de présentation de l’état des connaissances et motiver de nouvelles recherches et applications au sein des disciplines liées à la météorologie et au climat, et plus généralement à l’océan et l’atmosphère. ICSHMO se focalise sur les aspects des sciences de l’atmosphère et de l’océan qui sont uniques à l’Hémisphère Sud. Les différents thèmes évoqués seront, entre autres : La montée des eaux et la vulnérabilité des îles La circulation des océans La variabilité des climats Les conditions climatiques extrêmes dont les cyclones L’étude et l’observation des océans Depuis 2005, l’IRD a développé plusieurs programmes régionaux sur ces thématiques de l’océanographie physique, en particulier l’expérience internationale SPICE (Southwest Pacific Ocean Circulation and Climate Experiment, Expérience sur la Circulation Océanique et le Climat du Pacifique sud-ouest), qui s’inscrit dans le programme CLIVAR (Climate Variability and Predictability, Prédiction et variabilité climatique ; UNESCO). Ces recherches impliquent plusieurs équipes de l’IRD dont le LEGOS, le LOCEAN et le LOPB, ainsi que le CNRM de Météo-France. Les grandes thématiques incluent la circulation océanique en Mer de Corail, Mer des Salomon et Mer de Tasman, ainsi que la dynamique de la zone de convergence du Pacifique Sud et les cyclones. Toutes font l’objet de fortes collaborations internationales (Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, France et pays insulaires du Pacifique). L’implication de Météo-France dans le domaine du climat s’est notamment traduite ces dernières années par la réalisation de nouvelles simulations climatiques au titre de la contribution au futur 5ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), mais aussi par l’apport de l’expertise de Météo-France au plan national d’adaptation au changement climatique, qui comprend un volet pour l’outremer. L’action de Météo-France vise à améliorer la compréhension des évolutions climatiques et de leurs impacts au niveau mondial, en restant l’un des contributeurs majeurs des travaux du GIEC. Pour en savoir plus : http://www.colloque.ird.fr/icshmo-2012/ Contacts : IRD - Service Information scientifique et communication Téléphone : +687 26.07.99Fax : +687 26.43.26 Météo-France NC - Division Communication - Commerce Téléphone : +687 29.20.00Fax : +687 27.93.0 « PAKAIHI I TE MOANA » : Une campagne océanographique aux Marquises http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/pakaihi-i-te-moana-une-campagne-oceanographique-aux-marquises Wed, 12 Oct 2011 00:00:00 +0200 D’octobre 2011 à février 2012, une quarantaine de chercheurs vont se succéder pendant près de quatre mois à bord du navire océanographique néozélandais « Braveheart ». Leur mission, mieux connaitre le patrimoine naturel marin des îles Marquises. De la côte vers le large, des algues aux invertébrés, des poissons aux prédateurs des grands fonds, en passant des grottes ennoyées aux monts sous-marins, il s’agit d’un véritable programme d’exploration jamais encore réalisé dans cet archipel, ni à l’échelle de la Polynésie française. Baptisée « Pakaihi i te Moana » 1, cette mission océanographique est le fruit d’une collaboration institutionnelle forte, puisque soutenue par le Pays et orchestrée avec les six maires des Marquises. Cette campagne est montée et financée par l’Agence des aires marines protégées 2, établissement public national dédié à la protection du milieu marin, qui a bénéficié du soutien technique et logistique du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CRIOBE). Sa réalisation s’appuie sur la réunion de compétences scientifiques complémentaires apportées par de nombreux organismes de recherche tels l’Ifremer, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) ou l’Université de Polynésie française, mais aussi grâce à des partenariats noués avec le service polynésien de la pêche ou l’Institut Louis Malardé. Cette campagne n’est pas simplement une aventure scientifique, c’est aussi une aventure humaine puisque la population marquisienne s’est investie depuis 2010 dans son montage et suivra son déroulement. La fédération culturelle marquisienne Motu Haka est en outre partenaire officiel de la campagne.L’objectif de « Pakaihi i te Moana » est de collecter des données sur un patrimoine naturel marin marquisien présumé exceptionnel mais peu connu et de permettre aux autorités polynésiennes d’envisager la gestion future de cet espace. 1. « Pakaihi i te Moana » signifie en marquisien « respect de l’océan » 2. Conformément à l’accord cadre de 2007 passé entre le gouvernement de Polynésie française et l’Agence des aires marines protégées Les premiers "réfugiés climatiques" du Vanuatu sont toujours menacés http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/les-premiers-refugies-climatiques-du-vanuatu-sont-toujours-menaces Sat, 01 Oct 2011 00:00:00 +0200 Le village de Lataw, sur les îles Torrès au Vanuatu, prend l’eau. En 2004, cette petite localité au beau milieu du Pacifique Sud a dû reculer de plusieurs centaines de mètres, ses 70 habitants devenant ainsi les premiers « réfugiés climatiques » de l’Histoire d’après les Nations Unies. Innocentes victimes du réchauffement global ? Pas seulement. Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires viennent de montrer, dans la revue PNAS , que l’archipel s’enfonce dans l’océan avec une vitesse de l’ordre d’un centimètre par an. Le Vanuatu se situe à la frontière de la plaque tectonique du Pacifique, sous laquelle plonge la plaque indo-australienne. > Pour en savoir plus : lire la fiche d'actualité ci-contre Première mondiale : Une équipe IRD installe un dispositif de mesure de flux de CO2 dans la mangrove http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/premiere-mondiale-une-equipe-ird-installe-un-dispositif-de-mesure-de-flux-de-co2-dans-la-mangrove Sat, 10 Dec 2011 00:00:00 +0100 Afin d’étudier le rôle de la mangrove dans le cycle du carbone, des scientifiques de l’IRD vont installer un dispositif de mesure à La Foa. La mission se déroule entre le 12 et le 15 décembre 2011. Il s’agit d’une première mondiale, le dispositif n’ayant été mis en place jusqu’à présent qu’en forêt. La mangrove est un écosystème spécifique de la zone intertidale, ayant développé des capacités d'adaptation à des conditions extrêmement sélectives. Actuellement, elle occupe environ 75 % des littoraux tropicaux sur près de 200 000 km². Elle joue un rôle fondamental dans les cycles des nutriments en milieu côtier. Ainsi, les eaux littorales bordant les mangroves sont généralement riches en crevettes et poissons. En terme monétaire, les revenus liés aux pêches réalisées grâce à la présence de la mangrove sont estimés à 10 000 U$/ha/an. Par ailleurs, la mangrove possède une valeur refuge significative et abrite une grande biodiversité animale. Enfin, ce milieu stabilise le trait de côte et sert de barrière contre l'érosion. Du fait de sa forte productivité, de sa distribution au niveau global, et de sa position à l'interface entre terre et océan, la mangrove est considérée comme un écosystème d'importance dans le cycle du carbone. Elle possède la double fonction de puits pour le CO2 atmosphérique et de source de carbone organique et inorganique pour les zones côtières. Le dispositif d’Eddy covariance © DR Dispositif d'Eddy Covariance Pour déterminer dans quelle mesure la mangrove représente un puits de carbone atmosphérique, des mesures de flux net de carbone à grande échelle spatiale peuvent être réalisées en continu et sans perturbations de l'écosystème, grâce au système d'Eddy-Covariance. Ce système basé sur la mesure des flux turbulents verticaux est composé d'un mât installé au dessus de la canopée, d'un anémomètre sonique qui mesure la direction du vent dans les trois dimensions, d’un dispositif mesurant les concentrations en CO2 et en eau de l'atmosphère, ainsi que d'une centrale d'acquisition des données. Non seulement cette instrumentation informe sur le sens et la magnitude du flux net de carbone issu de l'écosystème à grande échelle spatiale, mais elle permet aussi, de part sa capacité à effectuer des mesures à haute fréquence (10 mesures par seconde), d'étudier les variations temporelles journalières, saisonnières et annuelles. Une station météorologique peut ainsi être couplée au dispositif d'Eddy covariance, les variations de flux nets de CO2 de l'écosystème peuvent ainsi être étudiées en fonction des variations de facteurs abiotiques (température de l'air, humidité de l'air, etc.). Ce type d'équipement est installé dans tous les types de forêt sauf en mangrove, du fait des difficultés liés à l'écosystème, il s'agira donc d'une première mondiale. Le projet résulte d’un partenariat de l’IRD et de l’UNC. Il est financé par la Fondation Air Liquide, le Grand Observatoire de l’environnement dans le Pacifique Sud et le Fonds Pacifique. Une première en Nouvelle-Calédonie Le développement industriel de la Nouvelle-Calédonie implique le recours à des centrales énergétiques à charbon. Ces dernières produisent une quantité non négligeable de CO2 dans l'atmosphère. Les mangroves sont présentes sur près de 35 000 ha en Nouvelle-Calédonie, et compte tenu de leur forte productivité (transformation du CO2 en matière organique lors de la photosynthèse), il est primordial d'approfondir les bilans de carbone dans la mangrove et de déterminer sa capacité exacte à servir de puits à CO2 atmosphérique .. Les processus de stockage et de transfert du carbone entre les différents réservoirs de son cycle biogéochimique jouent un rôle essentiel sur la pression de CO2 dans l'atmosphère. L'augmentation récente, continue et rapide de la pression de CO2 dans l'atmosphère résulte de l'utilisation de combustibles fossiles et du changement d'affectation des terres par l'Homme. Son effet aujourd'hui attesté sur un changement climatique à l'échelle du Globe, a attiré l'attention de nombreux chercheurs d'une part sur la quantification des émissions du CO2 dans l'atmosphère et, d'autre part sur des écosystèmes capables de fixer puis de stocker le carbone. Comprendre les facteurs influençant les flux de CO2 entre les différents réservoirs de son cycle est devenu un axe de recherche prioritaire au niveau global. Cyril MARCHAND, Unité Mixte de Recherche 206Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés (IMPMC) Mina Vilayleck, Responsable CommunicationCentre IRD de Nouméa Exploitation minière dans le Pacifique : Histoire, enjeux et perspectives http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/exploitation-miniere-dans-le-pacifique-histoire-enjeux-et-perspectives Fri, 18 Nov 2011 00:00:00 +0100 Un colloque international intitué "Exploitation et gouvernance minière dans le Pacifique : histoire, enjeux et perspectives" est organisé du 21 au 25 novembre 2011 à Nouméa, sur les sites voisins du centre IRD et du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Ce projet résulte d'un partenariat étroit entre l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Institut agronomique calédonien (IAC), le Secrétariat général de la communauté du Pacifique (CPS), le Centre national Recherche et Technologie sur le nickel (CNRT), le Centre international de recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’association Corail et l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Une centaine de participants, venus des pays du Pacifique (Iles Cook, Tonga, Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Australie, Nouvelle-Zélande et bien sûr Nouvelle-Calédonie), mais aussi des Etats-Unis et d’Europe, viendront échanger sur les cinq thèmes de la conférence : L’activité minière (nature des ressources, procédés techniques, stratégies des entreprises, contexte financier, etc.). Les impacts de l’activité minière aux différents plans (écologie, économie, social, politique, culture et genre), ainsi que les croisements de ces différents enjeux dans la dynamique des conflits miniers ainsi que dans les négociations qui leur font suite ou qui permettent de les éviter. Les cadres institutionnels, réglementaires et juridiques existants (et souhaitables), les mesures, les politiques et les innovations en la matière, incluant des études de cas concernant les dispositifs à l’échelon national (par exemple la longue expérience de la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans ce domaine), international (« meilleures pratiques »), et à l’échelle de l’entreprise (élaboration et mise en place de cadres de responsabilité sociale). Les stratégies communautaires, entre autres en matière de gestion de la rente générée par l’exploitation des ressources minières (formes d’organisations, discours de justification, stratégies, conflits, négociations, accords, etc.). Les représentations, descriptions et images de la mine produites dans l’histoire et par différents formes d’expression artistiques (littérature, cinéma, photographies, théâtre…). Site minier, Nouvelle-Calédonie L’exploitation minière dans le Pacifique a une longue histoire, étroitement associée aux trajectoires imbriquées de la colonisation, du développement et de la globalisation. Elle reste aujourd’hui d’une brûlante actualité alors que les cours des matières premières s’envolent (pour parfois retomber), que les multinationales spécialisées dans l’exploitation minière consentent des investissements massifs, que les groupes autochtones et les associations de défense de l’environnement font entendre leur voix et manifestent leurs inquiétudes, et que l’exploitation minière des fonds marins suscite un regain d’intérêt. L’objectif premier de cette conférence est de faire le point sur la diversité des situations aux échelons locaux et nationaux à travers des études de cas et des analyses produites par des experts dans ce secteur, qu’ils appartiennent au monde académique, aux entreprises minières, aux ONG ou aux pouvoirs publics. Ces analyses mobiliseront les différentes disciplines des sciences sociale et prendront la forme d’études de type recherche tout comme de réflexions plus orientées vers les politiques de développement. Elles permettront un regard comparatif par le croisement des contextes, des approches, des échelles et des points de vue. D’un point de vue pratique, il s’agira in fine de déterminer, d’une part, dans quelle mesure l’élaboration d’une perspective régionale sur l’activité minière se justifie dans le Pacifique et, d’autre part, par quels moyens la production et la diffusion de connaissances, ainsi que l’adoption d’approches communes en matière de stratégie et de réglementation, peuvent être renforcées. L’originalité de la démarche réside dans la combinaison des facteurs suivants, combinaison que l’on ne retrouve dans aucune des conférences minières récentes ou programmées : Les participants ne proviennent pas d’un seul groupe d’acteurs (les professionnels, les chercheurs, etc.) puisqu’il s’agit au contraire d’ouvrir un espace de débat entre ces groupes ; Ce n’est pas une conférence de « professionnels » uniquement puisque les représentants des communautés riveraines, associations, ONG sont invitées à participer activement L’accent est délibérément mis sur les aspects sociétaux et les enjeux de gouvernance, du local en direction d’échelles plus larges ; L’ensemble de filière est prise en compte, sans se limiter à un minerai (le nickel par exemple) et en incluant le volet industriel de la transformation ; Enfin la vocation de cette conférence est d’emblée régionale, du point de vue de la thématique comme de celui des organisateurs et des participants. Contacts : Pierre-Yves Lemeur Anthoropologue, UMR 220 Gouvernance, risque, environnement et développement (GRD) Mina Vilayleck Responsable Communication Service Information scientifique et communication HYDROPRONY (28 oct - 13 nov 2011). Etude et suivi du système hydrothermal en Baie de Prony http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/hydroprony-28-oct-13-nov-2011-.-etude-et-suivi-du-systeme-hydrothermal-en-baie-de-prony Thu, 27 Oct 2011 00:00:00 +0200 L’Institut de recherche pour le développement organise une campagne en mer dans la Baie de Prony du 28 octobre au 13 novembre 2011. Objectif : étudier le système hydrothermal du site, afin de pouvoir en tirer des comparaisons par rapport à un système hydrothermal plus profond, celui de Lost City, sur la ride médio-atlantique. La découverte en 2000 du site hydrothermal de Lost City sur la ride médio-atlantique a révélé le rôle de l’altération des roches ultrabasiques dans le bilan du carbone et de l’hydrogène et dans le développement de la vie sur notre planète. Les fluides émis, riches en méthane et hydrogène, sont alcalins avec une température de 40-90°C. Ils permettent le développement de molécules prébiotiques et hébergent une importante communauté de micro-organismes. L’étude d’un tel système hydrothermal pouvant être proche de celui présent sur la Terre il y a plusieurs milliards d’années, présente un grand intérêt pour la connaissance de l’émergence des premières formes de vie. Ce type de milieu extrême est aussi d’un grand intérêt biotechnologique car il est potentiellement riche en bactéries capables de synthétiser de nouvelles molécules. Un site hydrothermal comparable à celui de Lost City par le pH basique, le précipité (carbonate de calcium et hydroxyde de magnésium) et le substratum ultrabasique a été mis en évidence dans le lagon sud de la Nouvelle-Calédonie. Bien que l’hydrothermalisme calédonien soit connu depuis le début du siècle dernier et l’existence de l’aiguille hydrothermale de Prony connue depuis 1975, l’étendue et l’importance du site hydrothermal actif de la baie du Prony n’a été révélée qu’en 2005 lors de campagnes de cartographie au sondeur multifaisceaux et de plongées sous-marines autonomes réalisés depuis le navire océanographique Alis de l’IRD. Le site de Prony en Nouvelle-Calédonie offre une opportunité exceptionnelle de pouvoir comparer —référence faite à Lost City— deux systèmes hydrothermaux marins alcalins : l’un en système côtier jusqu’à 50 m de profondeur, l’autre en système de dorsale médio-océanique par 800 m. L’atout du site de Prony est sa faible profondeur et, donc, son accessibilité en plongée autonome, qui permet une étude et un suivi de l’hydrothermalisme de manière relativement aisée et peu onéreuse. Le projet HYDROPRONY a pour ambition de mener une étude réellement pluridisciplinaire sur ce site unique. Ils regroupent des microbiologistes, des biologistes, des géochimistes, des chimistes et des minéralogistes sur le site hydrothermal de la baie du Prony. Les objectifs de la campagne à la mer du N.O. Alis sont de collecter, par plongées autonomes sur quelques sites de la baie, des échantillons d’eau, de gaz, de sédiments, de dépôts, de flore et de faune afin de caractériser : le contexte physico-chimique de l’hydrothermalisme alcalin basse température et la nature physico-chimique des dépôts et des fluides (datation, variation temporelle, et estimation des microorganismes aux processus de minéralisation) ; la biologie et microbiologie associées à cet hydrothermalisme alcalin : analyse de la diversité spécifique et fonctionnelle des microorganismes (bactéries, archées) par approche moléculaire et culturale - inventaire des faunes et flores associées aux aiguilles (poissons, invertébrés, algues) et analyse de la diversité benthique par approches morphologique et moléculaire. Les thèmes abordés (serpentinisation, production d’hydrogène et de méthane, piégage du CO2, biologie et microbiologie associés à un milieu extrême encore très peu connu) sont potentiellement sources d’avancées scientifiques significatives. La couleur de l’eau, indicateur de santé des lagons http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/la-couleur-de-l-eau-indicateur-de-sante-des-lagons Thu, 29 Sep 2011 00:00:00 +0200 L’IRD organise une mission océanographique, CALIOPE, du 3 au 13 octobre 2011 à partir de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Cette campagne contribuera à développer des outils de surveillance par télédétection « couleur de l’eau » à grande échelle des écosystèmes du lagon de la Nouvelle-Calédonie. Le phytoplancton et d’autres micro-organismes ou plantes marines constituent les premiers maillons de la chaine alimentaire. Ils produisent de la chlorophylle, ensemble de pigments colorés, véritable indicateur de l’état nutritif des eaux marines et, donc, de la santé des lagons. On peut mesurer la concentration en chlorophylle et suivre son évolution en étudiant la couleur de l’eau par images satellites. Cependant, cette mesure est perturbée par la turbidité de l’eau, la profondeur, et autres propriétés optiques des eaux. Des modélisations basés sur des algorithmes « corrigent » les images satellites de chlorophylle du lagon, et permettent d’estimer ainsi les flux de matière terre-lagon-océan. Les capteurs satellites SeaWiFS (en 1997), MODIS et MERIS (en 2002), ainsi que les prochains capteurs européens (SENTINEL 3) et japonais (JAXA G-COM 2011), permettent de suivre ces données à long-terme. Les résultats permettront d’estimer la variabilité saisonnière et interannuelle de la couleur de l’eau, en relation avec les conditions climatiques du Pacifique Tropical Sud Ouest. Or, les caractéristiques optiques des eaux de la Côte Est du lagon de Nouvelle-Calédonie n’ont jamais été mesurées. Les images satellites montrent que la turbidité y est beaucoup plus importante en cas de fortes pluies que sur la côte Ouest, en raison de l’impact maximal des bassins versants. De plus, le lagon Côte Est a une profondeur très supérieure à celle de la côte Ouest et se prête particulièrement bien à la télédétection « couleur de l’eau ». La campagne CALIOPE vise à collecter des mesures de couleur de l’eau, particulièrement les coefficients d’absorption et de rétrodiffusion des particules minières et phytoplanctoniques, la concentration en chlorophylle, la distribution de tailles des particules et les réflectances (lumière solaire absorbée et renvoyée vers la surface). Afin de s’affranchir des effets perturbateurs induits par la faible profondeur sur les images de couleur de l’eau, des algorithmes spécifiques sont développés [i] et seront utilisés pour traiter les données MODIS stockées dans la base disponible à l’IRD Nouméa [ii]. Les données quotidiennes disponibles depuis 2002 permettent de suivre en effet les dynamiques du phytoplancton des eaux lagonaires. La collecte des propriétés optiques, le traitement des données satellites [iii] et la modélisation du phytoplancton (données biogéochimiques), constituera un des atouts de la campagne. Elle réunit une dizaine de scientifiques, de l’IRD, mais aussi de la SCRIPPS Institution of Oceanography, du CNRS, de Japanese Space Agency, du GKSS de Hambourg (Institut allemand de recherche côtière), de l’Université américaine de l’Oregon, le Marseille Institute of Oceanology. Une série de 13 transects sera effectuée, du sud (Yaté) au nord du lagon Est (Hienghène), à partir de l’embouchure des rivières vers l’océan du large, en traversant les principales passes coralliennes. Le lagon Est est plus profond, et largement influencé par les activités minières en cas de pluies abondantes. Différents instruments regroupés en une ou deux grappes optiques couplées ou non à une rosette de bouteilles seront utilisés. Cette conjonction de mesures parallèles et d’échantillonnage discret constitue la particularité de la mission. La mission CALIOPE fournira des informations utiles aux décideurs pour le développement durable de la Nouvelle-Calédonie. Cette campagne servira de pilote pour la gestion. Elle est extensible à d’autres zones littorales côtières. Elle complète les travaux effectués sur la Côte Ouest par l’IRD et se situe dans la continuité des projets VALHYBIO/VALHYSAT. Itinéraire de l'Alis - mission CALIOPE - oct 2011 [i] Minghelli-Roman et al., 2010 [ii] Lefèvre et al., 2010 [iii] Dupouy et al., 2010 Une nouvelle cible contre les leishmanioses http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/une-nouvelle-cible-contre-les-leishmanioses Fri, 16 Sep 2011 00:00:00 +0200 Les leishmanioses sont des infections parasitaires graves qui provoquent des lésions cutanées, muco-cutanées ou viscérales. Ces dernières peuvent se révéler mortelles en l’absence de soins. Avec 350 millions de personnes exposées, ces maladies sont endémiques dans plus de 98 pays à travers le monde, en grande partie des pays en développement. Les parasites responsables, les leishmanies, sont transmis à l’homme ou à d’autres mammifères par la piqûre d’un petit insecte du nom de phlébotome. A ce jour, les médicaments existants, dont le plus utilisé l’antimoine, voient leur efficacité réduite du fait de l’émergence de parasites résistants. Un nouvel espoir de traitement de cette maladie très négligée se profile : des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) viennent de décrire le rôle clé d’une enzyme( 2) du parasite Leishmania qui est essentielle à sa survie et qui n’existe pas chez l’homme En l’absence de cette molécule, le pathogène est dans l’incapacité de se développer chez les mammifères. Cibler spécifiquement cette enzyme pourrait permettre de combattre plus efficacement cette maladie tropicale négligée. © IRD / JP Gonzalez Les leishmanioses provoquent des lésions cutanées (ici en Tunisie), muco-cutanées ou viscérales. Les leishmanioses sont des maladies tropicales très négligées, au même titre que la maladie de Chagas ou la maladie du sommeil. En l’absence de soins, ces infections parasitaires, sous leur forme la plus sévère – la forme viscérale –, se révèlent mortelles. Elles affectent 16 millions de personnes dans le monde, principalement dans les pays en développement. Le choix du traitement est souvent dicté par son coût. Ainsi, les dérivés de l’antimoine sont les plus utilisés du fait de leur coût modique, outre leur efficacité. Mais cette dernière est actuellement réduite du fait de l’émergence de souches résistantes. Il devient urgent de mettre au point de nouvelles molécules plus efficaces, peu toxiques et peu coûteuses. Des traitements archaïques © IRD / B. Vergnes Cellule du système immunitaire humaine infectée par Leishmania. A l’heure actuelle, les médicaments cumulent plusieurs inconvénients : traitements longs, toxiques, nombreux cas de rechute. La majorité sont issus de recherches effectuées dans les années cinquante. En Inde, la situation devient critique suite à l’émergence de souches parasitaires résistantes : dans certaines régions, il survient plus de 60 % d’échec au traitement classique chez des patients jamais traités au préalable. Dans ce contexte, la lutte contre l’endémie parasitaire dépend de la découverte de nouveaux moyens de prévention et de traitements, abordables pour les populations concernées. Les scientifiques développent différentes démarches pour mettre au point un vaccin chez l’homme et élaborer les médicaments de demain. Nouvelle approche, nouvelle cible Classiquement, la recherche de molécules à activité antiparasitaire consiste à cribler in vitro l’activité antiparasitaire de substances naturelles ou de médicaments initialement destinés à une toute autre utilisation. Ainsi, des molécules actives vis-à-vis des leishmanioses ont précédemment été isolées à partir de substance naturelles d’origine végétale, comme les quinoléines *. © IRD / B. Vergnes Cellules du système immunitaire humaines infectées. Une nouvelle piste thérapeutique se profile grâce à une démarche novatrice. En recherchant les facteurs nutritionnels qui permettent aux leishmanies de s’adapter à l’environnement qu’ils rencontrent chez leurs hôtes, les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) ont caractérisé une nouvelle cible thérapeutique : une enzyme( 2) qui joue un rôle clé dans le développement cellulaire du parasite. L’équipe de recherche a identifié cette molécule chez Leishmania et démontré son importance pour la survie du pathogène. De fait, elle lui permet d’assimiler la vitamine B3, essentielle pour la synthèse d’un élément vital à toutes les cellules, le NAD+( 3). L’autre point important est que cette enzyme n’existe pas chez les mammifères, ce qui exclue ainsi tous risques d’action croisée sur l’homme. Un partenariat avec une équipe du centre de biochimie structurale de Montpellier a permis de résoudre la structure de cette enzyme du parasite. Les chimistes peuvent ainsi synthétiser des inhibiteurs spécifiques de cette dernière qui empêcheront le parasite de proliférer chez son hôte. Quatre des cinq continents touchés © IRD - UCAD Le petit insecte du nom de phlébotome transmet par sa piqûre le parasite Leishmania. Transmise par simple piqûre d'un petit insecte du nom de Phlébotome, la leishmaniose recouvre trois formes différentes : la leishmaniose cutanée, la leishmaniose muco-cutanée et la leishmaniose viscérale, la plus grave. Ces infections parasitaires sévissent dans de vastes régions du globe : 98 pays sont concernés, partout dans le monde, excepté en Océanie. 350 millions de personnes sont exposées au risque de les contracter. Le nombre de nouveaux cas chaque année est estimé entre 2 et 2,5 millions, parmi lesquels 500 000 personnes atteintes de leishmaniose viscérale. Les chiens et les canidés sauvages sont les principaux réservoirs de cette maladie qui sévit principalement sur le pourtour méditerranéen. Dans ces régions fortement endémiques pour la leishmaniose canine, l’incidence chez l’homme reste assez faible. Si l’infection devient un problème important en Europe du Sud avec l’extension de la pandémie du sida et l’apparition d’un nombre croissant de co-infections Leishmania /HIV, elle est très préoccupante en termes de santé publique dans d’autres parties du monde, notamment en Inde, au Brésil et au Soudan (zones d’endémie à L. donovani/chagasi ), où des épidémies meurtrières ont fait des centaines de milliers de victimes ces dernières décennies. © IRD / B. Vergnes Les leishmanies (dont l’ADN apparaît en rouge). Ces nouveaux travaux ont permis de développer un nouvel espoir de traitement pour ces millions de malades. L’enzyme caractérisée par l’équipe de recherche, absente chez les mammifères, se révèle particulièrement intéressante pour combattre plus efficacement cette maladie tropicale négligée. Les scientifiques vont pouvoir mettre au point des inhibiteurs ciblant spécifiquement les leishmanies, voire plus généralement les autres parasites de la famille des trypanosomatidae . Téléchargez la fiche au format PDF * voir Fiches d'actualité scientifique n° 216 - De nouvelles molécules particulièrement actives contre les leishmanies et n° 335 - La leishmaniose - des plantes médicaments pour une maladie négligée (1) Ces travaux ont été réalisés en partenariat avec l’Université de Porto au Portugal, les universités Montpellier 1 et 2, le CNRS et l’Inserm. (2) Une enzyme est une molécule qui favorise et accélère une réaction chimique dans la cellule. (3) Le nicotinamide adénine dinucléotide (NAD+) est un cofacteur, c’est-à-dire une substance chimique dont la présence est nécessaire à l'activé biologique d’une enzyme pour qu'une certaine réaction se déroule. Visite de Nicolas Sarkozy en Nouvelle-Calédonie http://nouvelle-caledonie.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/visite-de-nicolas-sarkozy-en-nouvelle-caledonie Sun, 28 Aug 2011 00:00:00 +0200 Au cours de sa visite en Nouvelle Calédonie pour les 14e Jeux du Pacifique, le Président de la République Nicolas Sarkozy s'est rendu sur le campus universitaire de l' UNC. A cette occasion, Gilles Fédière, Représentant de l'IRD en Nouvelle Calédonie, a mentionné le projet du Pole de Recherche, d'Enseignement Supérieur et d'Innovation Calédonien (PRESICA), en attente de financement par l'Etat au titre du Plan Campus. Jean-Marc Boyer, Président de l'UNC, a présenté au chef de l'Etat les réalisations et les perspectives de développement du campus de Nouville. © UNC De gauche à droite : Jean-Marie Bockel, ancien ministre, Chantal Jouanno, Ministre des Sports, Gael Yanno, Député de Nouvelle Calédonie, le Président Nicolas Sarkozy, Dominique Perben, ancien ministre, Marie-Luce Penchard (masquée), Ministre auprès du Ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargée de l’outre-mer, Pascale Bastien-Thiry, Présidente des Jeux NC 2011, Jean-Marc Boyer, Président de l'UNC, Gilles Fédière, Représentant de l'IRD en NC. Dans le cadre du PRESICA, le regroupement de l’ UNC et de quatre organismes de recherche — l’ IRD, l’Institut Agronomique Calédonien ( IAC), l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer ( IFREMER) et le Bureau de Recherches Géologiques et Minières ( BRGM) — permettra de constituer un outil institutionnel de visibilité vis-à-vis de l’Etat, du gouvernement calédonien, des collectivités calédoniennes et des bailleurs privés. Le PRESICA se construira sur une cohérence immobilière autour des deux campus majeurs de l'UNC à Nouville et de l'IRD à l’Anse Vata.